Ethique, le chantier est ouvert: faut-il autoriser le recours aux mères porteuses?
La gestation pour autrui (nom officiel des mères porteuses) est autorisée aux Etats-Unis, en Russie, au Canada, en Afrique du Sud, en Argentine, en Israël, ainsi que dans plusieurs pays européens (Royaume-Uni, Grèce, Danemark). Au nom de l’indisponibilité du corps humain, la loi française a interdit cette pratique, ce qui n’empêche pas les couples en mal d’enfants (homosexuels, femmes sans utérus) de chercher – et de trouver – des ventres à louer. Certains couples se dirigent vers les agences commerciales américaines ou se retrouvent piégés par des réseaux mafieux dans les pays en développement. Il suffit de taper «mère porteuse» sur un moteur de recherche pour voir apparaître ce genre de propositions pour des tarifs oscillant entre 15 000 et 20 000 euros. Face à cette situation, certains n’hésitent pas à dire qu’il faudrait faire évoluer la loi. C’est le cas de Laure Camborieux, présidente de l’association Maia,qui, elle-même, a eu recours à une mère porteuse aux Etats-Unis.



